Depuis une dizaine de jours, je soupèse la nouvelle de la faible augmentation du pouvoir d'achat des Canadiens depuis 25 ans et j'arrive avec difficulté à y mettre de l'ordre. Et ce à quoi je n'arrive surtout pas, c'est d'être tout à fait catégorique. Entre la position alarmiste qui y voit un grand recul au niveau de l'équité et celle du patronat qui tente de tronquer toute comparaison temporelle - afin d'optimiser symboliquement les performances du système socio-économique actuel (?) -, j'essayerai de combler à ma manière le gouffre. Par contre, avec plus de questions que de réponses.
Si on regarde froidement la situation depuis le début des années 80, il est clair que, du côté des familles de la classe moyenne, les heures de travail ont augmenté, sinon pratiquement doublé dans certains cas avec l'augmentation du pourcentage de femmes sur le marché de l'emploi. À Statistique Canada, on la décrit comme ayant passé de 37 % en 1976 à 47 % en 2004. Donc, la première question, comment se fait-il qu'une augmentation aussi marquée, ou plutôt une réduction du temps disponible pour s'occuper des enfants, des tâches domestiques, etc., ne donne pas en retour un plus grand pouvoir d'achat? Ne me dites surtout pas que 53$ c'est appréciable comme augmentation du pouvoir d'achat...
Et, pour illustrer une situation familiale où seulement une personne travaille, je vais vous réciter mon exemple personnel et qui concerne en plus une compagnie qui a fermé ses portes en 2002, du moins à Boisbriand : General Motors. Au début des années 80, ma mère s'est acoquinée d'un homme qui travaillait là -bas. Il avait deux enfants donc, avec moi, ma soeur et mon frère nous étions 7 personnes dans la maisonnée, et il a poussé ma mère à rester à la maison pour s'occuper de toute la marmaille et du reste. Avec son seul salaire, environ 50 000 $ par année, nous ne manquions vraiment de rien.
Presque dix ans plus tard, j'ai quitté la maison, et les autres enfants de même, un à la suite de l'autre, dans les cinq ans qui ont suivi : alors, dans le milieu des années 90, ils se sont retrouvés enfin seuls. Je me disais qu'ils allaient se la couler douce, mais non, ils ont déménagés dans plus petit et, jusqu'à ce que la GM ferme ses portes, ils ont vécus sans grand luxe, encore moins après, mais ça, c'est une tout autre histoire...
Je sais bien que ce cas concerne seulement la catégorie des ouvriers, mais comment un bon salaire qui peut très bien faire vivre une famille avec 5 enfants peut devenir en environ 15 ans un salaire très très moyen? Et, pour vous rassurer, je suis certain qu'il ne s'est pas endetté pour des niaiseries!
Alors oui, la société évolue, les besoins changent, mais est-ce que globalement ça va mieux oui ou non? En y regardant au niveau personnel, certains d'entre vous répondront oui, je répondrai oui, sans hésitations. Mais je sais que j'ai du temps, de la latitude, ce que la majorité ne possède pas. Même en regardant le passé, je me trouve chanceux d'avoir eu de la présence en quantité autre que mes professeurs pour mon éducation, luxe que beaucoup d'enfants n'ont pas aujourd'hui, et encore moins demain si ça continue de cette manière.
Globalement, nous donnons plus pour recevoir moins, voilà ma réponse si je peux en donner au moins une.
Puis, est-ce que nous pouvons voir la dégringolade de l'ADQ dans les partielles comme un signe positif? Ou négatif? Aucune de ces réponses? Hé hé!
Il y a même un nouveau groupe Facebook qui porte comme nom « 53 piastres ». En plus, si le fait que j'affiche ici un pseudonyme vous tape sur le rognon, vous pourrez reluquer mon vrai prénom, j'en suis!
par Renart L'éveillé
Génial, avec l'augmentation du prix du lait, mon pouvoir d'achat me permet un sac de 4 litres une fois au mois et demi, un 3 quart de plein d'essence annuel, des fruits pour une semaine, une demi paire de soulier pour chacun des cocos... Y' a de quoi travailler 60 heures semaine... Mais le plus beau dans tout ca, c'est qu' il y a au travers de toutes ces âneries, tout un paquet de gens qui, en plus de se défoncer la couenne au boulot, ne recoivent aucune indemnité quand les temps se font durs... Pensez à toutes ces responsables de garde en milieu familial... Nous sommes près de 15 000 `a travailler pour le gouvernement... Près de 15 000 à se voir contraintes de travailler un minimum de 50 heures semaines pour une rémunération de 40... Près de 15 000 à ne recevoir aucune compensation, aucune allocation en cas de perte de travail, chômage, journées fériées, congé de maternité, assurances diverses... Le gouvernement s' en tire à bon compte pas mal plus qu' à coup de 53 dollars si vous voulez mon avis... Il se sert de nous à coup de millions et nous ne faisons rien car l'avenir des enfants et des travailleurs qui dépendent de nous ne peuvent se permettre que nous cessions nos opérations... Et ca il le sait... Alors qu' à coup de 53$, des enfants crèvent littéralement de faim tout près de chez moi, dans les organismes communautaires où nous essayons de rétablir un certain équilibre, malgré cela, rien n'y fait, la pauvreté gagne du terrain et parfois, je me tais, parce que je me dis qu' au moins j'ai un boulot et qu'il n' en tient qu' à moi d' assurer la survie de mes gamins... Le gouvernement énonce clairement, avec 53 dollars de pouvoir d'achat supplémentaire, qu' il se fiche bien de ce qu' il manquerait en ma demeure s' il m' arrivait de devoir abdiquer, ou pire encore, de devoir cesser de travailler... Alors on retrousse les manches, et au boulot... Y' a des tas de cie québécoises à mettre sur pied m'sieur, moi c'est ce que ca me dit...
Je fait 28000$ par an et je ne manque de rien. Logis, nourriture, électricité. Pour le divertissement, c'est autre chose. Je me concentre sur l'achat de plaisir qui dure longtemps car je ne peu me permettre de dépensé à chaque semaine pour un nouveau film ou encore un jeu vidéo ou je doit payer à chaque mois. Regardant certain de mes compatriotes qui dépensent plus que moi, je me demande si il n'y a pas un problème de responsabilité. La majorité se disent qu'ils n'ont qu'à faire faillite, mais c'est nous qui payons à la fin non?
D'un autre côté, je considère que pour l'effort que j'éffectue, je suis sous payé ou ne reçoit pas assez de services sociaux gratuits. Lorsque j'entend le gouvernement faire des coupures à tout bout de champs car ils n'ont pas d'argent, mais qu'ils se permettent de baisser les impôts car ils ont annoncé un surplus légendaire (bien qu'ils ne mentionnent pas que la cause est les coupures sociales) et qu'ils débloquent des millliards pour faire la guerre dans un pays qui ne représente aucune menace pour nous, je me dis qu'il y a un autre problème.
Pourquoi tant de coupure suivi de tant de dépense supplémentaire? Pourquoi tant d'argent disparait? Pourquoi devons nous payer de l'insouscience et le laxisme des riches? Pourquoi la majorité de la population acceptent des excuses bidons sur cette mauvaise gestion volontaire?
Début des années 80, l'augmentation annuelle du coût de la vie était de 12%, les augmentations de salaires annuelles 12%, les impôts aux deux gouvernements 35%. Tout le monde était heureux.
Trudeau, l'anusoide, décida de contrôler les augmentations du coût de la vie en édictant une loi qui contrôlerait les augmentations de salaire mais pas l'augmentation du coût de la vie.
Ainsi, pour les années 83, 84, 85 les augmentations de salaire furent limitées à 6%, 5%, 4%, alors que l'augmentation du coût de la vie pour les trois mêmes années fut de 12% pour chacune d'elle. Une perte de 21% du pouvoir d'achat pour ces seules trois années.
Pour les années suivante, les augmentations de salaire furent limitées a 4% ou égalent au maximum de l'augmentation du coût de la vie. Donc, environ trois autres années ou l'augmentation du coût de la vie se situait aux environs de 10% chaque année. Encore une perte du pouvoir d'achat de 15% sur trois ans.
Comme le pourcentage d'augmentation du coût de la vie ne baissait pas asse vite au goût du gouvernement fédéral, on changea la façon de calculer cette augmentation, ce qui amena, curieusement, une baisse artificielle de ce pourcentage.
Ceci est une petite partie de votre réponse, bien d'autres facteurs économiques ont affecté notre appauvrissement. Comme le fait que nous payons maintenant 50% d'impôts plutôt que 35% a l'époque. Les taux d'intérêts étaient de 6% pour les comptes sans chèques, 3% pour les comptes de dépenses, 9% pour les placements reer, etc. Le premier $1000 d'intérêt n'était pas imposable.
Très intéressant ton texte renart.
................sans oublier l'augmentation "pharaonique" de l'essence, Jesus.
Prix de l'essence qui fait augmenter l'indice du coût de la vie en vitesse grand V.
Mandoline,
super l'optimisme, et j'espérais bien que mon billet provoquerait un peu ça, entre autres! Il y a plein de gens qui se retroussent les manches du côté de la pauvreté, au moins.
Mais je pense plus amplement à l'évolution des habitudes de consommation :
« En 1982, 39 % des ménages canadiens dépensaient plus que leurs revenus. Vingt ans plus tard, en 2001, ils étaient 47 % à vivre au-dessus de leurs moyens. C'est près de un ménage sur deux. »
Et celle-là , qui tue :
« 66 % des ménages qui gagnent moins de 20 000 $ par année dépensent plus qu'ils ne gagnent. Cette proportion tombe à 23 % chez ceux dont les revenus dépassent 100 000 $ par année. »
(J'ai trouvé ça ici.)
Félix,
tu pointes bien le gros du problème. On a beau ne pas être individualiste, mais il faut savoir compter, quand même! La déresponsabilisation se trouve autant du côté des individus que des décideurs.
Jésus,
où tu as pris ces chiffres? Depuis tantôt je cherche un tableau simple où serait indiqué l'inflation et toutes les statistiques économiques depuis 1980, mais, seulement des bribes, rien de consistant...
Merci Guy!
Ton premier billet ouvre bien cette nouvelle aventure entre toi et Branchez-vous. Quoique tu peux dire adieu à tout contrat avec l'Institut Économique de Montréal! À mon avis, ce qui vient brouiller les cartes de l'analyse de la situation économique actuelle est que la classe moyenne se porte quand même bien. Le salaire moyen d'un individu étant d'environ $40,000 et celui d'une famille d'approximativement $60,000, bien des gens vivent bien.
Ce n'est pourtant qu'une illusion. Car, comme l'emploi est de plus en plus précaire, tout le monde peut se retrouver à travailler au salaire minimum, sous le seuil de la pauvreté. À mon avis, si nous ne prenons pas les mesures nécessaires, la classe moyenne deviendra de plus en plus pauvre. Pendant ce temps là , au manoir de Sagard, on y installera un lustre qui vaut à lui seul cinq années de travail chez Van Houtte.
Renart, je n'ai pas trouvé ces chiffres, je les ai vécus. Désolé de ne pas pouvoir t'aider coté statistique. D'ailleurs ce n'est pas dans les statistiques que tu découvriras que Trudeau avait légiféré sur le contrôle des salaires en plus de changer la façon de calculer l'augmentation du coût de la vie. Ces deux événements ont été comme un énorme coup de masse sur les citoyens.
Et meme en connaissant le taux d'inflation de ces années, cela ne te feras pas découvrir que le prix des maisons était très bas proportionnellement aux salaires, que le PQ avait un programme très généreux d'aide aux famille voulant s'acheter une maison. Il y'a énormément de facteurs économiques qui contribuent a l'appauvrissement.
Tiens une petite dernière, dans les années 80, Trudeau avait forcé les taux hypothécaires à 20% et 22%. Ce qui avait créé un énorme ralentissement économique a travers tout le Canada et acculé plusieurs nouveaux propriétaires de maison a la faillite. Ce n'est pas dans les statistiques.
J'en reviens à me demander une chose, comme l'a fait M. Major la semaine dernière, il faudrait définir ce que ça vuex dire, bien vivre.
Félix dans un commentaire nous disait qu'il vivait très bien avec un salaire de 28 000$ par année. Qu'est-ce qu'il veut dire par "bien vivre"? Quel est sa situation? Marié? Enfants? Hypothèque?
Personnelement, 28 000$ par année et je fait faillite c'est certain, je vis au dessus de mes moyens? Je ne pense pas. Célibataire, pas d'enfants, petit trois et demi pas cher, petite voiture économique, je peux comprendre que 28 000$ soit suffisant.
Prenons la sitation d'une famille, trois enfants, petits bungalow, 2 voitures parce que dans la petite voiture tu ne mets pas 3 enfants en siège d'auto et un chien et 28 000$ devient très rapidement un salaire très très pauvre.
Pour ma part, je suis convaincu que la classe moyenne et j'entends, une famille de 3 enfants et 65 000$ c'est un salaire très moyen a de moins en moins de pouvoir d'achat. Quand j'ai commencé à conduire, ça me coutait 20$ d'essence pour emplir le véhicule maintenant, le même véhicule (non j'ai changé depuis mais le réservoir n'a pas grossit beaucoup) me coute 65$ a remplir.
Je sais pas si vous avez remarqué, il en coutait, il n'y a pas si longtemps 1.25$ pour une boite de gruau quaker! Savez-vous combien coûte la boîte aujourd'hui et je ne parle pas de 25 ans plus tard là , j'ai fait l'épicerie hier et cette même petite boîte de sachet de gruau coûte maintenant 3.69$ !!!!!
Il y a de cela 4 ans, ça me coûtait 124$ par mois pour chauffer ma maison, il m'en coûte maintenant 140$ par mois, une augmentation de 192$ par année. Il me coutait 98$ par deux ans pour me procurer un permis de conduire, maintenant c'est 98$ par années. On est rendu à 290$ de moins dans me poches à la fin de l'année en cour. Ca me coutait environ 2600$ par année d'essence pour ma petite voiture il y a de cela 4 ans et maintenant, ça me coute 3380$ pour l'année en cours et je dois faire 10 à 12 mille kilomètres de moins pour ne pas que la facture soit plus élevé.
Bilan provisoire : 1492$
La livre de bacon, vl'a 4 ans coûtait environ 2,50$ prix normal, maintenant c'est 3,50 en spécial !!! Le lait coute combien de plus? Les céréales? Le pain? Le beurre?
Je crois qu'il n'est pas faux de dire que ça me coute aujourd'hui, 2500$ de plus pour vivre en 2008 que ça me coutait en 2004 (!). Je ne sais pas si la classe moyenne s'apauvrit mais mon salaire cette année sera le même que l'an dernier, je suis donc certain que mon pouvoir d'achat est 2500$ moins élevé qu'il y a 4 ans, do the math!
Lutopium,
« Quoique tu peux dire adieu à tout contrat avec l'Institut Économique de Montréal! »
t'inquiètes, ils n'ont jamais été dans ma mire...
Si la classe riche grossit, la classe moyenne se porte bien, et la classe pauvre est trop mouvante pour pouvoir l'analyser, nous parlons pour rien dire...
Dans le fond, le problème c'est bien plus l'effet d'entraînement vers la surconsommation et l'endettement que tout le reste.
Jesus,
dommage... c'est déjà assez difficile de s'y retrouver dans les chiffres, j'aurais bien aimé avoir du concret, même si je fais assez confiance à ce que tu apportes! Mais ça reste de l'analyse au niveau de la perception personnelle, comme celle que j'ai apportée dans mon billet, sans grande valeur scientifique.
William,
pour ma part, je pense que « bien vivre » signifie répondre à tous ses besoins primaires avec un peu de « lousse » pour économiser et se payer des petits extras.
Par contre, pour certaines personnes, il semble que « bien vivre » est majoritairement une accumulation des « petits extras »... Et en plus sur le bras du crédit!
Pour ma part, ma cellule « familiale » (moi et ma copine) s'en tire très bien avec environ 60 000$ par année sans enfants, sans maison, et maintenant une voiture. Mais les extras sont minimes, l'épargne est au rendez-vous, et je crois que ce serait franchement insuffisant si nous avions trois enfants et une maison.
En tout cas, ce que tu nous relates me fait lever les poils sur les bras...
@William,
j'attendais que quelqu'un me pose cette question, qu'elle est ma condition de vie? Étudiant à temps partiel et en couple, mais ne vivant pas avec sa dulciné, je vis dans un 5 et demi plustôt spacieux dans un quartier légèrement défavorisé et dont le seul commerce à moins de 2 km est un dépanneur. J'ai deux colocs qui travaillent tout deux pour un salaire de moins de 20 000$ chaques et il n'y a aucun enfant dans le décor et une voiture qui n'est pas la mienne et qui n'affecte pas mon pouvoir d'achat puisque mon patron me paie mon titre de transport en commun. Je serai capable de vivre avec un enfant à ma charge en coupant mon divertissement, mais je préfère attendre à la fin de mes études avant d'envisager le fondement d'une famille. Mes parents son très bien nantis, mais j'ai choisi de bâtir mon propre chemin tout en sachant que je possède une béquille que plusieur ne possèdent pas.
Ce dont je considère comme bien vivre est venu après une analyse de ce qui rend les gens heureux dans mon quartier. Ce n'est pas l'achat du nouveau iphone ou d'une playstation 3, c'est tout simplement la possibilité de manger à sa faim et d'avoir un toit son sa tête ainsi que de l'électricité pour voir le soir et se chauffer l'hiver. Le reste est superflu. L'attraction principale des enfants du coin... mes deux rats. Comme quoi qu'une fois les besoins de bases comblées, le plaisir viens avec peu de choses.
Et j'aprouve ton calcul plus haut. Notre économie semble florissante mais toute les entreprises semble dire le contraire , donc n'augmente pas nos salaires, et pour se venger d'eux, nous réduisons notre rythme de travail. C'est une sorte de cercle vicieux qui risque de nous amener à notre perte.
Renart, je comprends ton point de vue. Mais vois-tu, ce que j'ai énuméré plus haut, ce sont des choses que les gens expérimentés (façon polie de dire les plus vieux) savent. Leur expérience est basée sur du réel, du concret, pas sur des chiffres qui ne veulent rien dire. Tu es sûrement le premier à savoir que les stats ne disent en fait, rien.
Par exemple, le programme mis en place par le Pq en 1980, programme d'aide a l'accès a la propriété, ne se retrouve pas dans les statistiques et n'est meme pas comptabilisé en ce qui concerne le coût de la vie. Faut le savoir. Pourtant ce programme a eu une importance capitale sur l'économie du Québec, l'enrichissement des citoyens et des travailleurs en créant un boom économique. Les nouveaux acheteurs recevaient jusqu'à $2000 d'aide par année. Imagine $2000 net en 1980. Lors de la naissance d'un second enfant, d'un troisième, d'un quatrième, une prime de $2000 a chaque fois. Encore une fois tout ça n'est pas dans les statistiques, mais réel. Même que c'est avantages faussent jusqu'à un certain point les calculs de l'inflation, vu qu'ils ne sont pas comptabilisés et affectent différemment les personnes qui en profitent ou non.
Si un salaire de $22,000 par an, une augmentation de 12%, qui te donne $2,640 brut, soit $1,716.00 net en 82 est de la perception et n'a pas de valeur scientifique, alors je m'appel Noé. Ce qu'on ne sait pas ne peut avoir exister, n'est-ce pas?
Dernières remarques. Il n'y a pas plus scientifique que des faits réels et vécus. Le malheur est que les gens ne connaissent rien du passé pas si lointain et ne font pas d'efforts pour le connaître. L'expérience, le vécu, le réel, n'est pas une statistique ni un lien internet. Mais bon, si je trouve un lien.
Ce qui me fascine, c'est le manque de rigueur de statistiques Canada, ou de l'institut de la statistique du Québec.
Comme le taux de chômage qui exclut toutes les personnes ne touchant pas de l'assurance emploi, cette statistique du salaire moyen ne vaut pas de la marde.
Elle ne tient pas compte de "l'effet Bill Gates" qui fait que lorsque Bill Gates entre dans une maison ou les gens gagnent 50 000$ par année, en utilisant la même méthode que nos statisticiens, les résidants de la maison deviennent automatiquement milliardaires.
Donc, que les gens en haut d'une classe donnée font monter la moyenne du groupe.
Prenons par exemple la classe moyenne. Elle comprend les revenus entre 22 000$ (seuil de faible revenu app.) et 100 000$. Voulez-vous bien me dire ce qu'une personne au salaire minimum fait dans le même groupe de calcul qu'une personne gagnant 99 000$?
Ma vision. Dans notre monde, tu as deux choix : faire partie des riches qui décident, ou être du bétail. On adule les riches, on bourre les autres de moulée informative.
Et c'est sans intention mesquine ou sexiste, mais, féminisme oblige, on a jamais évalué l'arrivée massive des femmes sur le marché du travail et dans le marché de la consommation comme élément important de modification du rapport de force entre travailleurs et employeurs.
@ Eric Bondo, en effet on nous en passe des belles dans les statistiques. Il y'a plusieurs années quand le taux de chômage s'est mis a grimper on a exclu du taux de chômage tous ceux qui étaient sur le bs et en recherche d'emploi. On a ainsi obtenu une jolie mais fausse statistique. Parce qu'un bs ou une personne en recherche d'emploi, c'est un chômeur!
Comme on n'a jamais produit de stats sur les conséquences de l'arrivée massive et soudaine des femmes sur le marché du travail. L'effet sur le nombre de chômeurs, l'effet sur les salaires. On s'est contenté de nous faire croire que cela n'avait pas d'impacte. Me semble que ça n'a pas eu d'impact!!
Ha oui, je n'ai pas de lien, donc c'est une perception personnelle et non scientifique
Eric,
voilà bien la preuve que le scientifique est soumis au politique...
Il y a certaines informations qui nous sembleraient essentielles, mais qui ne sont pas disponibles, sûrement parce qu'elles parleraient trop...
Moi j'appelle ça la loi de la sélection naturelle. Les plus forts deviennent de plus en plus forts et les plus faibles ont de plus en plus de difficultés.
N'est-ce pas ainsi dans la nature messieurs-dames?
Pourquoi serait-ce différent avec l'homme qui est après tout une autre représentant de la diversité animale? Je vous le demande.
Remarquez que la différence avec la nature c'est que les plus forts ne peuvent tout simplement acheter les plus faibles. Alors on se construit des quartiers exclusifs, sans pauvres pour avoir la paix!
@ bigshot a dit le 13 mai 2008 Ã 21H25
Pathétique.La lecture et la réflexion ne font certainement pas partie de votre vie.
Bienvenue M. Renart L'éveillé .Ce fut un plaisir de vous lire.
Bigshot,
voilà le chemin le plus court pour se porter en contre, et en contre de l'humanisme en plus! Si ce fut plaisant pour vous d'écrire cette réflexion, il y a au moins un point positif, mais une belle chance que ce n'est pas une réflexion majoritaire... Et vous pouvez même vous réconforter dans votre originalité! Voilà le plus beau dans l'opinion!
Merci Rantanplan, cousin canin!
Salut Renart.
Je voulais te laisser ce commentaire directement sur ton blogue où tu as fait un lien pour lire ton billet. Mais vu que tu as fermé les commentaires, je vais le faire directement ici.
Demandes à Carl ou à un technicien de Branchez-vous de faire un petit rajout dans le bandeau de Pascal Henrard pour y mettre ton nom ou ta photo le temps que tu le remplace.
J'ai failli faire une crise cardiaque en suivant le lien. Mets côte à côte ton bandeau et celui de Pascal Henrard et tu vas comprendre que la différence de photos déstabilise.
Bonne continuité.
D'accord avec big shot, ne vous déplaise... Nos instincts animales ont toujours le dessus et le plus fort mange le plus faible. Quand les plus forts s'organisent , c'est l'empire Industrio-militaro-médiatique globale.
C'est le résultat de leur efficace (très efficace, tellement que la plupart d'entre nous ne s'en rend même pas compte) désinformation que de croire qu'ils se mangent entre eux.
Voyez comment ils sont bien organisés et depuis bien avant nos arrières grand-parents!
http://major.branchez-vous.com/2008/05/la_main_invisible_1.html
Hé bien messieurs, je vous trouve prompt à garocher des roches. L'allusion à la sélection naturelle de bigshot est tout a fait à point. Même si on voudrait bien que ce ne soit pas le cas, l'homme est un prédateur, l'a toujours été et le sera encore bien longtemps. La seule chose qui est différent, c'est le terrain de chasse.
À chaque fois que quelqu'un fait de l'argent, quelqu'un d'autre en perd, c'est mathématique. Faut-il prendre ça comme une fatalité, absolument pas, faut-il rester bien écraser sur notre derrière et ne rien faire, absolument pas. Mais les choses sont ce qu'elles sont, on tente tous de tirer notre épingle du jeu et dans un jeu, il y a des gagnants et des perdants.
Lustucc et William,
si la réflexion de Bigshot était seulement analytique, je n'y verrais aucun problème, mais elle est trop ambiguë pour ne pas être perçue comme étant un pied de nez à tous ceux qui croient à un certain progrès pour tous, pas à un écartèlement encore plus grand du fossé entre les forts et les faibles.
Mais c'est certain que son propos démontre une tendance réelle, mais la civilisation ne s'est pas construite sur un reniement de la différence entre l'homme et l'animal, même si elle est minime, en somme...
Bah... c'est sûrement le pseudo « Bigshot » qui donne cette impression...
Haaaa! mais vous soulevez une grande question, existentielle qui plus est... croyez vous vraiment en un progrès pour tous???
Personnellement, j'ai une vision particulière de l'avenir à cour terme, je crois que l'homme est en passe de faire un grand bon dans l'évolution mais pour le moment, je crois que l'homme orchestre sa propre destruction. Sur le plan économique, nous sommes a marcher tout juste au bord du gouffre et il ne manque qu'un seul faut pas pour tomber dans l'abême.
Wiilliam,
"croyez vous vraiment en un progrès pour tous???"
pourquoi pas? Ça doit passer premièrement par l'éducation. Mais imaginons le potentiel de progrès si la totalité des talents de tous les enfants du monde étaient mené à bien!
Renart,
Je trouve que comparer la situation de ton beau-père au milieu ouvrier est étrange. Il était un des plus riche du milieu ouvrier. 50 000/ans en 80 l'amenait environ dans les 10% plus riches.
Le milieu ouvrier est infiniment plus pauvre que ça globalement.
Voilà le salaire médian d'un homme seul en 2006 selon stat can
25 664 $ / ans. À mon avis c'est minable. La moitié des hommes célibataires gagnent moins que ça!
Je ne comprends pas pourquoi les gens sont septiques par rapport à stat can.
Renart
En 1980 mon père gagnait environ 20 000/ans. Nous ne manquions vraiment de rien. Vous étiez privilégiés par rapport aux autre.
Juste un mot Renart pour te souhaiter bonne chance ici et longue carrière, si on peut appeler ça de même!
Lise_T,
je suis bien d'accord que 50 000$ c'était beaucoup (même pour 6 bouches à nourrir), et je croyais que c'était clair que l'idée était de montrer comment un bon salaire comme ça a pu devenir un salaire très moyen en si peu de temps...
Merci Folly!